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	<title>SARAF </title>
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	<description>Portail officiel de la Soci&#233;t&#233; d'Anesth&#233;sie R&#233;animation d'Afrique Francophone (SARAF), une organisation fond&#233;e le 15 d&#233;cembre 1984 &#224; Cotonou, B&#233;nin.
La SARAF vise &#224; promouvoir l'anesth&#233;sie et la r&#233;animation en Afrique francophone &#224; travers la formation, la recherche et la diffusion des connaissances.
Le site propose une vari&#233;t&#233; de ressources pour les professionnels de sant&#233;, notamment : Actualit&#233;s : Mises &#224; jour sur les &#233;v&#233;nements r&#233;cents, les congr&#232;s et les d&#233;veloppements dans le domaine de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation en Afrique francophone. Agenda : Informations sur les &#233;v&#233;nements &#224; venir, y compris les congr&#232;s, les ateliers et les formations pertinentes pour les praticiens. Biblioth&#232;que : Acc&#232;s &#224; des documents, des livrets de congr&#232;s et des ressources li&#233;es &#224; la pratique de l'anesth&#233;sie et de la r&#233;animation. Revue Africaine d'Anesth&#233;siologie et de M&#233;decine d'Urgence (RAMUR) : La publication officielle de la SARAF, offrant des articles de recherche, des &#233;tudes de cas et des revues de litt&#233;rature. Les auteurs peuvent trouver des instructions pour la soumission de manuscrits, et les lecteurs peuvent acc&#233;der aux num&#233;ros pr&#233;c&#233;dents de la revue.</description>
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		<title>SARAF </title>
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		<title>Troubles du sommeil en r&#233;animation : mythe ou r&#233;alit&#233; ?</title>
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		<dc:date>2013-05-01T16:37:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> 302 - Amro L. --&gt; Amro L. , 303 - Alaoui-Yazidi A. --&gt; Alaoui-Yazidi A.</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Auteur correspondant : L.Amro E-mail am_lamyae chez hotmail.com &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
[(Les perturbations et la privation du sommeil sont tr&#232;s fr&#233;quentes en r&#233;animation. Longtemps ignor&#233;e, cette information n'a pu &#234;tre d&#233;montr&#233;e que par des travaux &#233;tudiant la qualit&#233; du sommeil au moyen d'une polysomnographie, examen de r&#233;f&#233;rence. Le premier constat, fut que les soignant surestiment la dur&#233;e du sommeil de leurs patients. Le deuxi&#232;me c'est que la qualit&#233; du sommeil chez les patients de r&#233;animation (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.web-saraf.net/-Tome-17-no3-2012-.html" rel="directory"&gt;Tome 17 n&#176;3 - 2012&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteur correspondant&lt;/strong&gt; : L.Amro E-mail &lt;a href=&#034;#am_lamyae#mc#hotmail.com#&#034; title=&#034;am_lamyae..&#229;t..hotmail.com&#034; onclick=&#034;location.href=mc_lancerlien('am_lamyae','hotmail.com'); return false;&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;am_lamyae&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Les perturbations et la privation du sommeil sont tr&#232;s fr&#233;quentes en r&#233;animation. Longtemps ignor&#233;e, cette information n'a pu &#234;tre d&#233;montr&#233;e que par des travaux &#233;tudiant la qualit&#233; du sommeil au moyen d'une polysomnographie, examen de r&#233;f&#233;rence. Le premier constat, fut que les soignant surestiment la dur&#233;e du sommeil de leurs patients. Le deuxi&#232;me c'est que la qualit&#233; du sommeil chez les patients de r&#233;animation &#233;tait anormale, mais il existe peu de donn&#233;es concernant l'impact d'un sommeil de mauvaise qualit&#233; sur le devenir de ces patients.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous proposons ici de faire une synth&#232;se sur le sujet et de mettre l'accent sur les principales causes et cons&#233;quences des troubles du sommeil chez les patients hospitalis&#233;s en r&#233;animation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le changement de pratiques concernant les facteurs de risque, la gestion de la s&#233;dation et de la ventilation selon les lignes directrices actuellespeuvent participer&#224; l'am&#233;lioration de la qualit&#233; du sommeil de ces patients.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mots cl&#233;s&lt;/strong&gt; : trouble du sommeil, r&#233;animation, rythme circadien, ventilation&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Summary&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Disorders andsleep deprivationare very commonin the intensive care units. For a Long time ignored, this information was demonstratedbystudentworksleep qualitythroughpolysomnography,the gold standard.The first findingwas thatcaregiversoverestimatesleep durationof their patients.The secondis that thequality of sleep inICU patientswas abnormal, but there are fewdata on the impactofpoor sleepqualityon theoutcome of these patients. We proposeto summarizethe subject andtopointoutthe maincauses and consequences ofsleep disordersamongICU patients. Changing practice concerning risk factor, management of sedation and ventilation according to current guidelines may participate to improvement in sleep quality.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Keywords&lt;/strong&gt; : Sleep disorder,intensive care, circadian rhythm, ventilation&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;media1257|vignette|left&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Longtemps n&#233;glig&#233;, les perturbations du sommeil sont fr&#233;quentes en r&#233;animation. En effet, la dur&#233;e et la qualit&#233; du sommeil sont profond&#233;ment alt&#233;r&#233;es.Ceci peut &#234;tre expliqu&#233; par l'environnement bruyant des services de r&#233;animation, les soins, la douleur, les traitements et leur sevrage ainsi que la ventilation m&#233;canique. Il est donc imp&#233;ratif d'&#234;tre conscient de cette probl&#233;matique puisqu'elle a un impact important sur le confort physique et psychique des patients. A travers cette mise au point, nous rappellerons la physiologie et la r&#233;gulation du sommeil, la nature des troubles du sommeil observ&#233;s chez les patients en r&#233;animation, les causes et les cons&#233;quences de ces troubles. Quelles sont les mesures pr&#233;ventives et th&#233;rapeutiques visant &#224; am&#233;liorer le sommeil de ces patients ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sommeil normal et particularit&#233;s du sommeil en r&#233;animation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le sommeil normal est stratifi&#233; par l'EEG en quatre stades de profondeur croissante plus le REM (rapide eye movements sleep) qui se caract&#233;rise par une hypotonie musculaire des voies a&#233;riennes sup&#233;rieurs, des mouvements oculaires rapides et des r&#234;ves. Le stade 1 correspond &#224; l'endormissement, le stade 2 est une phase de transition vers le sommeil profond, le stade 3 correspond au sommeil profond marqu&#233; par un rythme delta. Un cycle de sommeil se caract&#233;rise par la succession de ces diff&#233;rents stades suivis du REM. Chaque cycle dure environ 90 minutes. Un sommeil normal comprend 3 &#224; 5 cycles. La qualit&#233; du sommeil est caract&#233;ris&#233;e par sa quantit&#233; (temps total du sommeil), sa distribution (r&#233;partition jour et nuit), son architecture (r&#233;partition des diff&#233;rents stades) et enfin sa fragmentation (nombre de r&#233;veils et de micro &#233;veils). La quantit&#233; totale de sommeil des patients en r&#233;animation semble peu diminu&#233;e et pourrait m&#234;me &#234;tre normale. Certaines &#233;tudes ont retrouv&#233; des dur&#233;es totales du sommeil d&#233;passant les 8,8 heures [1]. En revanche, fait marquant, au moins 50% des p&#233;riodes du sommeil surviennent le jour et sont profond&#233;ment fragment&#233;es, ce qui r&#233;duit significativement la p&#233;riode du REM et le sommeil profond. En effet, en r&#233;animation, l'architecture du sommeil est perturb&#233;e, marqu&#233;e par une augmentation de la proportion de temps pass&#233; en stade 1, alors que le temps pass&#233; en stade 2, 3 et REM est largement diminu&#233;. De plus le nombre d'&#233;veils et de micro &#233;veils est augment&#233; expliquant ainsi la qualit&#233; m&#233;diocre du sommeil chez ces patients [2].&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;gulation du rythme veille-sommeil&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'alternance des cycles veille-sommeil est une fonction physiologique qui d&#233;pend de l'activit&#233; modulatrice de r&#233;seaux neuronaux des structures corticales et sous-corticales. Il existe un rythme circadien qui d&#233;termine la r&#233;gulation de ce cycle. Cette horloge interne est pilot&#233;e par des synchronisateurs externes comme l'activit&#233; sociale, les habitudes de sommeil et l'alternance lumi&#232;re/obscurit&#233;. Il existe un parall&#232;le strict entre le rythme circadien, la temp&#233;rature corporelle et le cycle de s&#233;cr&#233;tion de m&#233;latonine qu'on d&#233;nomme synchronisateurs internes [3]. Ces synchronisateurs naturels sont puissants et expliquent que le sommeil diurne soit moins long et moins ais&#233; que le sommeil nocturne. Ainsi le sommeil diurne n'est pas &#233;quivalent au sommeil nocturne. Peu d'&#233;tudes se sont pench&#233;es sur les effets de l'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale sur le sommeil. Des &#233;tudes r&#233;centes ont d&#233;montr&#233; que le propofol perturbe l'architecture du sommeil la nuit suivant l'anesth&#233;sie chez des volontaires sains en augmentant la latence d'endormissement et en diminuant la latence de survenue du stade 2. Des donn&#233;es plus r&#233;centes sur les effets du propofol sur la structure circadienne endog&#232;ne ont d&#233;montr&#233; que ce dernier perturbe le rythme activit&#233;-repos durant les 48 heures qui suivent l'anesth&#233;sie [4]. 5 &#233;tudes ont montr&#233; qu'une anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale r&#233;alis&#233;e conjointement &#224; un acte chirurgicale induit une diminution de la s&#233;cr&#233;tion de la m&#233;latonine, la premi&#232;re nuit suivant l'intervention. Cette s&#233;cr&#233;tion ne retrouvant son niveau de base que 48 heures apr&#232;s l'intervention [5]. De toutes les &#233;tudes recens&#233;es dans la litt&#233;rature, il semblerait que l'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale agirait comme un facteur externe de d&#233;synchronisation sur la structure circadienne. En effet, les effets observ&#233;s sur les rythmes en p&#233;riode post-op&#233;ratoire semblent similaires &#224; ceux que l'on peut retrouver apr&#232;s un d&#233;calage horaire. Ainsi il faut &#233;voquer la question de l'impact de l'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale sur l'horloge interne du point de vue sant&#233; publique. Il faudra donc discuter les moyens de pr&#233;vention des effets d&#233;l&#233;t&#232;res de l'anesth&#233;sie sur la structure circadienne particuli&#232;rement chez les patients pris en charge en ambulatoire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Effets de la privation du sommeil&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le sommeil est essentiel et sa privation peut entra&#238;ner des dysfonctions physiologiques et psychologiques majeures. Les perturbations du sommeil sont la r&#233;sultante de nombreux facteurs isol&#233;s ou intriqu&#233;s, incluant les troubles du sommeil primaires (insomnie, dyssomnie, parasomnie), les causes m&#233;dicales (douleur, dysfonction respiratoire ou cardiaque, ob&#233;sit&#233;), les causes environnementales (bruit excessif, luminosit&#233;) ainsi que les facteurs psychologiques (d&#233;pression, stress, anxi&#233;t&#233;). La privation du sommeil est associ&#233;e &#224; des effets secondaires incluant les modifications de la r&#233;ponse immunitaire et inflammatoire, des perturbations du m&#233;tabolisme prot&#233;ique et des troubles psychologiques graves. Chez les patients sains il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; qu'une privation du sommeil &#233;tait li&#233;e &#224; un risque d'ob&#233;sit&#233; par la perturbation de la r&#233;gulation de la s&#233;cr&#233;tion de la l&#233;ptine et la ghr&#233;line, &#224; un risque de diab&#232;te par une insulinor&#233;sistance. Qu'en est-il des patients de la r&#233;animation ? C'est une perception logique que le manque du sommeil &#171; augmente le risque d'infection et de maladie &#187; et inversement le sommeil est vital pour &#171; gu&#233;rir d'une maladie &#187;. Chez l'animal, la privation du sommeil entra&#238;ne une augmentation de l'incidence des septic&#233;mies responsables d'une surmortalit&#233; [6]. Des &#233;tudes plus r&#233;centes mettent en &#233;vidence une diminution de l'activit&#233; anti-oxydante, une perte de poids, une modification du taux de leucocytes et des lymphocytes ainsi que la production d'anticorps chez les animaux priv&#233;s de sommeil de fa&#231;on chronique. Une exp&#233;rience int&#233;ressante portant sur des sujets sains vaccin&#233;s contre le virus de l'h&#233;patite A, le soir m&#234;me les sujets &#233;taient priv&#233;s de sommeil ou autoris&#233;s &#224; dormir normalement. En cas de privation du sommeil, le taux d'anticorps &#233;tait moins &#233;lev&#233; objectivant ainsi une alt&#233;ration de la r&#233;ponse immunitaire responsable de la formation d'anticorps sp&#233;cifiques [7]. D'autres &#233;tudes ont d&#233;montr&#233; que l'excr&#233;tion urinaire d'azote augmente, que le taux de cortisol urinaire, de la glycosurie, de la chlorurie et de la natriur&#232;se diminue avec la privation du sommeil [8]. Au cours des situations aigu&#235;s, la privation du sommeil pourrait favoriser les &#233;tats d'agitation, de delirium ou de confusion chez les patients de r&#233;animation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi les perturbations du sommeil pourraient avoir des cons&#233;quences non n&#233;gligeables sur le pronostic et le devenir &#224; moyen et &#224; long terme des patients hospitalis&#233;s en r&#233;animation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Cons&#233;quences de l'alt&#233;ration du sommeil en r&#233;animation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La mauvaise qualit&#233; du sommeil est, aux dires des patients, l'un des pires souvenirs qu'ils conservent de leur s&#233;jour en r&#233;animation. Ainsi 38% se rappellent ne pas &#234;tre arriv&#233;s &#224; dormir, 40% se souviennent de r&#233;veils au milieu de la nuit et 35% disent avoir du mal &#224; s'endormir. Fait marquant, cette alt&#233;ration de la qualit&#233; du sommeil est per&#231;ue tout au long du s&#233;jour [9].&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;1. Cons&#233;quences neuropsychiques&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Elles sont les mieux connues de l'alt&#233;ration du sommeil en r&#233;animation. Il est bien d&#233;montr&#233; que la carence en sommeil est associ&#233;e &#224; une irritabilit&#233; marqu&#233;e, &#224; une perte de m&#233;moire, une inattention et des hallucinations [10]. Tous ces signes constituent les crit&#232;res de confusion utilis&#233;s habituellement dans les &#233;chelles visant &#224; quantifier et &#224; qualifier le delirium en r&#233;animation. Or ce dernier a un impact n&#233;gatif sur le pronostic des patients. La participation &#224; la gen&#232;se d'un delirium est donc l'une des cons&#233;quences neuropsychiques d&#233;l&#233;t&#232;res des alt&#233;rations du sommeil en r&#233;animation.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres travaux ont montr&#233; que ces alt&#233;rations du sommeil affectaient la qualit&#233; de vie des patients pendant et apr&#232;s leur s&#233;jour en r&#233;animation : alt&#233;ration prolong&#233;e du sommeil, troubles de la m&#233;moire, d&#233;pression, et parfois un syndrome de stress post-traumatique [11]. Enfin, il est bien connu dans le syndrome des apn&#233;es du sommeil que la fragmentation du sommeil induit des alt&#233;rations des fonctions cognitives [12].&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;2. Autres cons&#233;quences&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Les perturbations du sommeil en r&#233;animation pourraient avoir une action immunosuppressive, il existe en effet une relation entre sommeil et syst&#232;me immunitaire. Ils sont associ&#233;s aussi &#224; des d&#233;s&#233;quilibres hormonaux multiples. Les troubles du sommeil en r&#233;animation augmentent l&#233;g&#232;rement l'activit&#233; thyro&#239;dienne et est associ&#233;e &#224; la perte de la variation circadienne des cat&#233;cholamines. Les niveaux de cortisol sont habituellement &#233;lev&#233;s en r&#233;animation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, la privation de sommeil, consid&#233;r&#233;e comme un &#233;tat pr&#233;-diab&#233;tique, s'accompagne d'une insulinor&#233;sistance laquelle est fr&#233;quente chez les patients de r&#233;animation [13]&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;canismes et causes de l'alt&#233;ration de la qualit&#233; du sommeil en r&#233;animation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Am&#233;liorer la qualit&#233; du sommeil des patients hospitalis&#233;s en r&#233;animation implique de mieux conna&#238;tre les causes de son alt&#233;ration. Certaines de ces causes sont &#233;videntes, li&#233;es &#224; la pathologie elle-m&#234;me comme la douleur, la s&#233;v&#233;rit&#233; de la maladie en cause. Ainsi, les patients admis avec des scores de s&#233;v&#233;rit&#233; &#233;lev&#233;s ont un sommeil plus alt&#233;r&#233;. Enfin, de fa&#231;on plus sp&#233;cifique, certaines pathologies comme le sepsis semblent avoir de fa&#231;on ind&#233;pendante un impact d&#233;l&#233;t&#232;re sur la qualit&#233; du sommeil [1]. Au-del&#224; de ces facteurs, un certain nombre de d&#233;terminants li&#233;s aux interventions humaines et aux th&#233;rapeutiques semblent impliqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Bruit, lumi&#232;re et interventions humaines&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;L'une des premi&#232;res grandes &#233;tudes consacr&#233;es au sommeil en r&#233;animation avait montr&#233; que les interventions humaines, les tests diagnostiques et le bruit ambiant repr&#233;sentaient les principales causes de r&#233;veil [2]. En effet, en r&#233;animation les niveaux de bruit diurne et nocturne sont sup&#233;rieurs aux recommandations des principales agences environnementales et peuvent atteindre plus de 85 db. N&#233;anmoins, il n'est pas la seule cause d'&#233;veils et de micro &#233;veils. Les activit&#233;s de soins y contribuent largement. La r&#233;duction du bruit peut &#234;tre obtenue avec des m&#233;thodes simples : cr&#233;ation de chambres individuelles, l'adaptation des r&#233;glages d'alarmes, l'utilisation de bouchons d'oreilles, certains auteurs ont propos&#233; la musicoth&#233;rapie, l'&#233;ducation du personnel m&#233;dical et param&#233;dical afin de limiter les conversations au chevet des patients.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'exposition &#224; la lumi&#232;re perturbe le rythme circadien, en effet la s&#233;cr&#233;tion de m&#233;latonine est influenc&#233;e par la lumi&#232;re. La promotion du sommeil peut &#234;tre favoris&#233;e par la diminution de l'intensit&#233; des &#233;clairages nocturnes ou par l'utilisation de bandage oculaire mais l'impact de cette technique en terme de majoration de la confusion n'a pas &#233;t&#233; &#233;valu&#233; et semble discutable [14].&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Les agents pharmacologiques&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;animation, l'impact de la s&#233;dation sur le sommeil est majeur. La s&#233;dation et le sommeil partagent un certain nombre de caract&#233;ristiques : ils empruntent les m&#234;mes voies neurophysiologiques, induisent une hypotonie musculaire et une dysr&#233;gulation thermique et entra&#238;nent une d&#233;pression respiratoire. Cependant, contrairement &#224; la s&#233;dation, le sommeil est spontan&#233; et circadien, totalement r&#233;versible par les stimuli externes. Il est clair que tous les s&#233;datifs utilis&#233;s en r&#233;animation alt&#232;rent le sommeil [15]. D'un c&#244;t&#233;, ils augmentent la dur&#233;e et la continuit&#233; du sommeil et d'un autre c&#244;t&#233;, ils alt&#232;rent les caract&#233;ristiques &#233;lectroenc&#233;phaliques du sommeil normal. Parthasarathy et al [16] ont &#233;valu&#233; le b&#233;n&#233;fice de la dexmedetomidine sur la qualit&#233; du sommeil et le niveau d'inflammation syst&#233;mique chez les patients en r&#233;animation avec des r&#233;sultats tr&#232;s int&#233;ressants. Les anti-inflammatoires non st&#233;ro&#239;diens augmentent les phases d'&#233;veil et diminuent la qualit&#233; du sommeil par l'inhibition de la synth&#232;se des prostaglandines et en diminuant la synth&#232;se de la m&#233;latonine. Les cat&#233;cholamines peuvent affecter la qualit&#233; du sommeil par la stimulation des r&#233;cepteurs adr&#233;nergiques. Les b&#234;tabloquants et les antagonistes des r&#233;cepteurs H2 peuvent entra&#238;ner des insomnies et des cauchemars. Les agonistes b&#234;ta 2 adr&#233;nergiques, les cortico&#239;des et la th&#233;ophylline sont &#233;galement pourvoyeur de modification de l'architecture du sommeil. L'accumulation de b&#234;talactamines ainsi que les quinolones (probablement par inhibition du r&#233;cepteur GABA) sont responsables d'agitation et de trouble du sommeil. Longtemps, ces d&#233;sordres &#233;taient attribu&#233;s &#224; la r&#233;action de d&#233;fense de l'organisme et non aux antibiotiques [17].&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sommeil et ventilation m&#233;canique&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;La ventilation invasive&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;La ventilation m&#233;canique est consid&#233;r&#233;e comme une source majeure d'alt&#233;ration de la qualit&#233; et de la quantit&#233; du sommeil chez les patients de r&#233;animation. Ceci peut &#234;tre expliqu&#233; d'une part par les facteurs cit&#233;s ci- dessus (bruit, activit&#233;s de soins&#8230;) mais aussi par d'autres facteurs qui lui sont sp&#233;cifiques : inconfort li&#233; &#224; la sonde d'intubation, anxi&#233;t&#233; par incapacit&#233; de communiquer, et la s&#233;v&#233;rit&#233; de la maladie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le mode de ventilation choisi semble influencer la qualit&#233; du sommeil. Ainsi, compar&#233;s aux patients ventil&#233;s en mode assist&#233; contr&#244;l&#233;, les patients ventil&#233;s en aide inspiratoire pr&#233;sentent une fragmentation du sommeil plus marqu&#233;e et des &#233;veils plus fr&#233;quents. En aide inspiratoire, ces &#233;veils semblent faire suite &#224; des apn&#233;es centrales [18]. Cabello et al.[19] ont compar&#233; l'impact de trois modalit&#233;s ventilatoires sur la qualit&#233; du sommeil, chez des patients conscients et non s&#233;dat&#233;s. Ces trois strat&#233;gies ventilatoires &#233;taient randomis&#233;es de fa&#231;on successive : ventilation assist&#233;e contr&#244;l&#233;e (VAC), ventilation spontan&#233;e avec aide inspiratoire (VSAI) et ajustement automatique de l'aide inspiratoire par le syst&#232;me SmartCare&#174; (VSAIa). Ce syst&#232;me automatis&#233; permet un ajustement continu du niveau d'aide inspiratoire afin de maintenir le patient dans une &#171; zone de confort &#187;, selon la fr&#233;quence respiratoire, le volume courant et la valeur expiratoire de la PCO2 (EtCO2). L'hypoth&#232;se &#233;tait que le syst&#232;me automatis&#233; pourrait am&#233;liorer la qualit&#233; du sommeil en diminuant les &#233;pisodes d'&#233;veil et de micro&#233;veils li&#233;s &#224; l'hyperventilation relative qui peut survenir au cours du sommeil. Cependant, aucune diff&#233;rence n'a &#233;t&#233; d&#233;tect&#233;e concernant l'architecture, la fragmentation et la quantit&#233; de sommeil.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'absence de diff&#233;rence &#233;tait probablement li&#233;e au fait que la ventilation minute restait identique avec les trois modalit&#233;s ventilatoires. L'optimisation des param&#232;tres ventilatoires parait donc importante pour une meilleure qualit&#233; du sommeil.&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;La ventilation non invasive&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Le sommeil en ventilation non invasive conna&#238;t un regain d'int&#233;r&#234;t. Chez des patients ventil&#233;s pour BPCO, la VNI &#224; domicile augmente la dur&#233;e du sommeil sans en am&#233;liorer la qualit&#233;. Cependant alors que l'on pouvait supposer que l'absence de sonde trach&#233;ale, d'aspirations ou de s&#233;datifs minimisent l'alt&#233;ration du sommeil, il est devenu claire que la VNI est associ&#233;e &#224; des facteurs sp&#233;cifiques d'alt&#233;ration de la qualit&#233; du sommeil, c'est par exemple le cas des fuites. Minimiser ces fuites diminuerait le nombre des &#233;veils. Le r&#244;le de la dysharmonie patient-ventilateur a &#233;t&#233; &#233;tudi&#233; par Rabarimanantsoa et coll chez les patients BPCO ventil&#233;s de fa&#231;on chronique &#224; domicile [20]. Globalement, 84% des dysharmonies survenaient lors des p&#233;riodes de sommeil non REM. 35% des micro &#233;veils &#233;taient pr&#233;c&#233;d&#233;s d'une dysharmonie mais n'&#233;taient pas accompagn&#233;s d'apn&#233;es ni d'hypopn&#233;es. Enfin, la fr&#233;quence des dysharmonies &#233;tait positivement corr&#233;l&#233;e au nombre d'&#233;veils (r= 0,95), et de micro &#233;veils (r= 0,88) et n&#233;gativement corr&#233;l&#233;e &#224; la proportion de sommeil REM (r= 0,65).&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est clair que l'optimisation de l'harmonie patient-ventilateur doit rester un objectif majeur du clinicien en charge de patients ventil&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Sommeil et sevrage&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Ceriana et coll. [21] ont men&#233; une &#233;tude aupr&#232;s de 16 patients transf&#233;r&#233;s de r&#233;animation en unit&#233; de sevrage longue dur&#233;e. 10 patients &#233;taient ventil&#233;s en aide inspiratoire et les 6 autres ventilaient spontan&#233;ment. Tous ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'un enregistrement polysomnographique. Fait marquant, tous les patients pr&#233;sentaient des alt&#233;rations de la structure de leur sommeil. Aucune diff&#233;rence n'&#233;tait retrouv&#233;e entre les patients ventil&#233;s et non ventil&#233;s en terme de quantit&#233; ou de qualit&#233; de sommeil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sevrage li&#233; &#224; l'arr&#234;t brutal du fait de l'hospitalisation du tabac, de l'alcool, du cannabis, des antid&#233;presseurs, de la coca&#239;ne&#8230;peut aussi affecter le sommeil de ces patients. La clonidine peut &#234;tre utilis&#233;e pour contr&#244;ler les sympt&#244;mes du sevrage en opiac&#233;s. L'arr&#234;t quotidien de la s&#233;dation doit &#234;tre propos&#233; chaque fois que cela est possible.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les troubles quantitatifs et qualitatifs du sommeil chez les patients en r&#233;animation sont fr&#233;quents. Ces fragmentations et dettes du sommeil sont li&#233;es &#224; la nature et &#224; la gravit&#233; des pathologies justifiant une prise en charge en r&#233;animation, leurs traitements et aussi &#224; l'environnement. Chez ces patients atteints de d&#233;faillances multi visc&#233;rales, il existe des perturbations des rythmes biologiques et des troubles endocriniens ultradiens et circadiens qui s'associent &#224; la perte de la r&#233;gulation hom&#233;ostasique du sommeil. Le respect des recommandations, quant &#224; la gestion de la s&#233;dation, l'am&#233;lioration des conditions de travail en r&#233;animation, l'optimisation des r&#233;glages de la ventilation peuvent contribuer significativement &#224; l'am&#233;lioration de la qualit&#233; du sommeil chez ces patients fragiles.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
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22. Ceriana P, Fanfulla F, Frigerio F, D'Artavilla Lupo N, Nava S. Analysis of sleep pattern in patients requiring post-acute care and admitted to a weaning center. Am J Respir Crit Care Med 2008, 177 : A366.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Rev. Afr. Anesth. M&#233;d.Urg.Tome 17. N&#176;3-2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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